Sacred (2004)
L'action-RPG allemand en monde ouvert continu d'Ascaron à travers le continent d'Ancaria
Sacred est un action-RPG isométrique en monde ouvert développé en 2004 par le studio allemand Ascaron Entertainment. Situé sur le continent façonné à la main d'Ancaria après l'invocation ratée d'un démon de Sakkara par le nécromancien Shaddar, le titre s'est démarqué des clones de Diablo par son exploration sans temps de chargement, son combat à cheval et ses six classes asymétriques.
Ancaria sans chargement, combat équestre et six héros asymétriques
Jusqu'alors réputé pour ses simulations marchandes historiques Patrician et Port Royale, le studio de Gütersloh Ascaron Entertainment aborda l'action-RPG en refusant les couloirs aléatoires de Diablo II. Sacred déployait un immense monde isométrique 2D peint à la main peuplé de personnages 3D où plus de soixante-dix pour cent d'Ancaria — des prairies de Bellevue aux déserts brûlants de Khorad-Nur — se parcouraient d'une traite sans écran de chargement, y compris en entrant dans les auberges à étages. Les six classes initiales — Séraphin ailée, Gladiateur, Mage de guerre, Elfe noir, Elfe sylvaine et Vampiresse combattant en chevalière le jour et prédatrice la nuit — disposaient chacune d'un prologue dédié et combattaient directement à dos de monture.
Troc de runes, maîtres de combos et humour RPG aux deux millions d'exemplaires
Plutôt qu'un arbre rigide, Sacred faisait tomber les arts de combat sous forme de runes matérielles : les runes d'autres classes s'échangeaient chez les Maîtres des Combos pour assembler des enchaînements personnalisés ou sertir directement les armes. Porté par la partition de Dag Winderlich, l'univers regorgeait d'autodérision germanique, entre lunettes de soleil cachées, quêtes clins d'œil et des centaines d'épitaphes comiques rédigées une à une sur les tombes de chaque village. Écoulé à plus de deux millions d'exemplaires dans le monde, ce triomphe du jeu de rôle allemand s'enrichit de la mise à jour gratuite Sacred Plus puis de l'extension Sacred Underworld en 2005 introduisant le Nain canonnier et la Démone.