CellFactor: Psychokinetic Wars (2009)
Jeu de tir en arène fondé sur la physique codéveloppé au Caire et à Bogota et édité par Ubisoft
Codéveloppé par le studio égyptien Timeline Interactive (Le Caire) et le studio colombien Immersion Games (Bogota) puis édité mondialement par Ubisoft en juin 2009 sur PlayStation Network, Xbox Live Arcade et Windows PC, CellFactor: Psychokinetic Wars adapte la vitrine technologique Ageia PhysX CellFactor: Revolution (2007) en un jeu de tir multijoueur mêlant pouvoirs télékinésiques et armement d'arène.
De la démonstration matérielle Ageia PhysX aux consoles de septième génération
La licence CellFactor trouve son origine dans la démonstration technique CellFactor: Combat Training (2006) puis dans le jeu PC gratuit CellFactor: Revolution publié en mai 2007 avec Artificial Studios afin de promouvoir les cartes accélératrices dédiées aux calculs physiques PhysX de la société Ageia. Si cette version initiale mettait en œuvre des centaines de corps rigides interactifs simultanés, l'exigence d'une carte fille spécialisée limitait fortement sa diffusion auprès des joueurs. Après le rachat de la technologie PhysX par Nvidia, le studio cairote Timeline Interactive s'est associé à son partenaire colombien Immersion Games, basé à Bogota, pour refondre le concept en un titre commercial téléchargeable édité à l'échelle mondiale par Ubisoft. Les ingénieurs ont réécrit l'architecture de simulation physique afin qu'elle s'exécute directement sur le processeur multicœur Cell Broadband Engine de la PlayStation 3 et sur l'architecture Xenon à trois cœurs de la Xbox 360, aboutissant au lancement numérique sur PlayStation Network et Xbox Live Arcade en juin 2009.
Mécaniques télékinésiques à trois classes et modèle de coproduction transcontinentale
Héritier du rythme soutenu des jeux de tir en arène de la fin des années 1990 tout en plaçant l'interaction physique au cœur des affrontements, CellFactor: Psychokinetic Wars répartit les joueurs entre trois classes cybernétiques asymétriques. Dépourvu d'armes à feu, le Bishop maîtrise le vol stationnaire, érige des boucliers d'énergie et arrache caisses métalliques, poutrelles ou débris du décor pour les projeter à haute vitesse sur ses adversaires. À l'opposé, le robot blindé Guardian peut manier simultanément deux armes lourdes, effectuer des bonds de grande amplitude et charger au corps à corps, tandis que le soldat Black Ops combine fusils conventionnels, téléportation courte et ondes de choc télékinésiques. Outre trente défis solo contre l'intelligence artificielle, le titre propose des joutes en ligne jusqu'à douze participants en modes Match à mort, Match à mort par équipe, Capture du drapeau et Assaut, illustrant la capacité conjointe d'équipes égyptiennes et colombiennes à livrer un produit certifié sur les boutiques numériques Sony et Microsoft.