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Resistance 3 (2011)

Le road-movie de survie crépusculaire d'Insomniac Games à travers l'Amérique occupée de 1957

United States · 2011 · game

Réalisé par Marcus Smith et sorti sur PlayStation 3 en septembre 2011, Resistance 3 conclut la trilogie uchronique d'Insomniac Games en délaissant la guerre à grand spectacle pour une traversée intimiste et désespérée du continent nord-américain. Suivant l'ex-Sentinelle Joseph Capelli de l'Oklahoma jusqu'à un New York glacé en 1957, l'épisode restaure la roue d'armes complète, les trousses de soin et un arsenal extraterrestre évolutif.

Resistance 3 (2011)

Le retour de la roue d'armes et l'inventivité de l'arsenal évolutif

Après un Resistance 2 qui avait divisé son public en adoptant la limite à deux armes et la régénération automatique de santé des jeux de tir militaires modernes, le directeur créatif Marcus Smith ramena la conclusion vers une tension de survie à l'ancienne. La recherche de fioles vertes de Sym-Bac redevint vitale lors de chaque embuscade, tandis que le retour de la roue radiale permettait de porter simultanément douze armes radicalement distinctes. Héritant de l'ADN de Ratchet & Clank, chaque arme progresse sur trois paliers à force d'être utilisée : le Bullseye marque les cibles agiles de balles chercheuses, l'Auger traverse les murs épais tout en déployant un bouclier énergétique, le Mutator biologique gonfle les ennemis de kystes explosifs et l'Atomizer génère un vortex gravitationnel miniature.

Une odyssée américaine de 1957 sublimée par l'art d'Olly Moss

Quatre ans après que Capelli eut dû abattre le protagoniste infecté Nathan Hale, l'année 1957 voit quatre-vingt-dix pour cent de l'humanité décimée tandis qu'un trou de ver chimérien plonge la Terre dans un hiver artificiel. Quittant sa femme Susan et son fils malade cachés à Haven en Oklahoma, Capelli escorte le savant russe Fyodor Malikov vers l'est au fil d'un périple mélancolique inspiré du roman La Route de Cormac McCarthy : dérive en bateau dans les brumes du Mississippi, mines de charbon de Pennsylvanie infestées de Grims, geôliers cannibales du pénitencier de Graterford et assaut final dans un Manhattan pétrifié par le gel, jouable seul ou en coopération à deux. L'illustrateur britannique Olly Moss signa l'identité visuelle constructiviste de la jaquette et des séquences en silhouettes, soutenue par le violon plaintif de Boris Salchow.

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