Zeus: Master of Olympus (2000)
Le jeu de gestion mythologique grec d'Impressions Games peuplé de cités-mères, de dieux et de héros
Publié par Impressions Games et Sierra On-Line en octobre 2000 dans le sillage de Caesar III et Pharaon, Zeus : Le Maître de l'Olympe insuffle la mythologie grecque illustrée au city-builder isométrique. En séparant quartiers populaires et demeures d'élite, en reliant une cité-mère persistante à ses colonies et en faisant déambuler dieux, monstres et héros dans les rues, il porta la formule Sierra à maturité.
Cités-mères persistantes, colonies et urbanisme à deux vitesses
Après la solennité antique de Caesar III et de Pharaon, le concepteur principal Chris Beatrice orienta le studio vers une esthétique hellénique lumineuse, ponctuée d'humour et d'une ergonomie épurée. Supprimant les recruteurs errants et intégrant d'emblée les barrages routiers, Zeus distingue dès la fondation les logements communs — fournissant la main-d'œuvre des pressoirs à huile, fonderies de bronze et carrières de marbre — des vastes demeures d'élite dont les aristocrates réclament vin, armures et chevaux pour armer phalanges d'hoplites et trières. Mieux encore, les campagnes à épisodes ramènent régulièrement le joueur dans sa cité-mère tout en lui confiant la fondation de colonies tributaires à travers la mer Égée.
Olympiens en promenade, monstres mythiques et Temples de Héros
Dans Zeus, le mythe prend littéralement corps sur les pavés de la polis. Ériger un somptueux sanctuaire attire la divinité tutélaire en personne dans les quartiers : Athéna bénit les oliveraies, Apollon éradique la peste et Hermès expédie instantanément les cargaisons, tandis que les dieux jaloux lâchent Méduse, l'Hydre, le Minotaure ou le Kraken pour pétrifier les passants et ravager les ateliers. Pour terrasser ces fléaux ou accomplir les quêtes de la Toison d'Or, l'archonte bâtit le Temple du Héros adéquat et réunit des conditions précises — jeux panhelléniques remportés, réserves de vin ou d'armures — afin de convoquer Héraclès, Persée, Achille ou Jason, formule enrichie en 2001 par Poséidon : Le Maître de l'Atlantide.