GAP GAME ARCHIVE PROJECT

Wings (1990)

Le journal d'escadrille poignant de la Première Guerre mondiale signé Cinemaware sur Commodore Amiga

United States · 1990 · game

Publié sur Commodore Amiga en 1990 au crépuscule de la première époque de Cinemaware, Wings délaissa la froideur des simulateurs techniques au profit de l'émotion d'une fresque muette des années 1920. Retraçant le destin du 56e Escadron du Royal Flying Corps sur plus de 230 missions de 1916 à l'Armistice de 1918, il mêle journal intime illustré, duels aériens subjectifs, mitraillages isométriques et bombardements.

Wings (1990)

Mélancolie du cinéma muet et carnet de guerre du 56e Escadron

En hommage direct au chef-d'œuvre muet oscarisé de William A. Wellman sorti en 1927, les concepteurs Reidulf Wormdal, John Cutter et Doug Barnett racontèrent la Grande Guerre non par une télémétrie aride, mais à hauteur d'hommes dont l'espérance de vie se comptait en semaines. Engagé au sein du célèbre 56th Squadron britannique en mars 1916, le joueur décroche son brevet, répartit ses points entre Pilotage, Tir, Endurance et Mécanique, puis parcourt au fil des mois les pages manuscrites d'un carnet de cuir et les unes de journaux tandis que tombent ses camarades, que surgit l'escadrille de Manfred von Richthofen et que résonnent sur la puce Paula les thèmes d'orgue de cinéma composés par Gregory Alper.

Trois moteurs de combat aérien sur plus de 230 sorties historiques

Concentré avec brio sur deux simples disquettes Amiga de 880 Ko, Wings renouvelle ses plus de 230 sorties historiques en alternant trois moteurs graphiques distincts. Les patrouilles de chasse adoptent une vue subjective derrière l'hélice où les mitrailleuses Vickers s'enrayent si l'on tire sans relâche face aux triplans Fokker dont les ailes se disloquent en plein ciel. Les missions d'appui au sol basculent en perspective isométrique rapide pour mitrailler tranchées, convois et locomotives allemandes, tandis que les raids en altitude passent en visée verticale de bombardement à travers les nuages de DCA. La mort d'un pilote étant définitive, les vétérans prenaient soin d'inscrire des aviateurs de réserve au tableau noir de l'escadrille pour espérer voir le 11 novembre 1918.

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