R4: Ridge Racer Type 4 (1998)
Le chef-d'œuvre de course arcade acid-jazz en ombrage de Gouraud signé Namco sur PlayStation
R4: Ridge Racer Type 4 est un jeu de course d'arcade développé et édité par Namco sur PlayStation en 1998. Dirigé par Motomi Katayama avec une direction visuelle de Koji Takahashi et une bande-son supervisée par Hiroshi Okubo, il couronne la tétralogie PlayStation de Namco par ses éclairages crépusculaires en ombrage de Gouraud, ses campagnes scénarisées par écurie et son inoubliable partition acid-jazz.
Ombrage de Gouraud, lueurs crépusculaires et 321 bolides
Tandis que Gran Turismo imposait la simulation encyclopédique en 1997, Namco orienta son quatrième Ridge Racer sur PlayStation vers le romantisme audiovisuel pur. Inaugurant l'ombrage polygonal de Gouraud dans la série, le directeur visuel Koji Takahashi baigna tunnels urbains, viaducs côtiers et feux d'artifice du Nouvel An dans des dégradés dorés, des traînées lumineuses de phares et des menus graphiques épurés introduits par l'égérie virtuelle Reiko Nagase. Dans le championnat Real Racing Roots '99, le pilote signe chez l'une des quatre écuries — de la modeste équipe française R.C. Micro Mouse Mappy à l'élite japonaise Racing Team Solvalou — associées à quatre constructeurs typés Drift ou Grip permettant de débloquer 321 voitures.
La bande-son acid-jazz d'Hiroshi Okubo et la manette JogCon
Au-delà des dérapages à haute vitesse sur des tracés inspirés de Yokohama ou de Los Angeles, chaque écurie dévoile en coulisses un récit intimiste entre directeurs, mécaniciens et rivaux jusqu'au compte à rebours du passage à l'an 2000. Le directeur sonore Hiroshi Okubo délaissa la rave frénétique des salles d'arcade pour composer un écrin raffiné mêlant acid-jazz, house, neo-soul et drum-and-bass, porté dès l'introduction par la voix de la chanteuse new-yorkaise Kimara Lovelace sur « Urban Fragments ». Accompagné dans son édition collector de la manette à molette à retour de force JogCon et d'un disque bonus faisant tourner le premier Ridge Racer à soixante images par seconde, Type 4 incarne l'élégance de l'ère Y2K.