Assassin's Creed II (2009)
Le triomphe en monde ouvert d'Ubisoft Montréal au cœur de la Renaissance italienne avec Ezio Auditore da Firenze
Réalisé par Patrice Désilets chez Ubisoft Montréal et paru en novembre 2009, Assassin's Creed II concrétisa toutes les promesses du volet fondateur de 2007, transformant un prototype d'infiltration historique en modèle durable du jeu en monde ouvert contemporain. Déployé sur vingt-trois ans d'intrigues de la Haute Renaissance entre Florence, Venise et la Toscane, il révéla le charismatique noble florentin Ezio Auditore da Firenze sur la partition lyrique de Jesper Kyd.
Vengeance dans l'Italie du Quattrocento et l'ascension d'Ezio Auditore
Évadé des laboratoires d'Abstergo aux côtés de Lucy Stillman, Desmond Miles plonge dans l'Animus 2.0 pour revivre la mémoire génétique d'Ezio Auditore entre 1476 et 1499. Après la pendaison publique de son père et de ses frères sur la Piazza della Signoria à Florence, orchestrée par la conjuration des Pazzi et l'ordre des Templiers, le fougueux jeune homme de dix-sept ans s'affirme en maître de la Confrérie à travers Florence, les tours médiévales de San Gimignano, Forlì, les canaux nocturnes de Venise et la chapelle Sixtine à Rome. Le jeune Léonard de Vinci devient son allié privilégié, déchiffrant les pages du Codex d'Altaïr pour fabriquer la double lame secrète, le pistolet de poignet et la célèbre machine volante planant au-dessus de la lagune vénitienne.
Parkour architectural, Villa Monteriggioni et matrice du monde ouvert
Attentifs aux reproches formulés contre la répétitivité du premier opus, Patrice Désilets et le scénariste Corey May repensèrent la structure autour d'assassinats variés, de la furtivité sociale et d'une économie domaniale. Le joueur se fond dans la foule, engage courtisanes, voleurs et mercenaires pour détourner les gardes, arrache les avis de recherche pour réduire sa notoriété et réinvestit ses florins dans la restauration du fief familial de Monteriggioni. Sous des joyaux tels que Santa Maria del Fiore ou la basilique Saint-Marc, six tombeaux d'Assassins renouent avec l'acrobatie pure de Prince of Persia, tandis que les glyphes cryptographiques du Sujet 16 et l'hymne vocal « Ezio's Family » composé par Jesper Kyd inscrivirent durablement l'esthétique de toute la saga.